Profil de PhilippeArtistheaPhotosBlogListesPlus ![]() | Aide |
|
|
7 novembre Marie-AntoinetteDes troubles à l’ordre public et une actualité très « Marie-Antoinette », il ne nous en fallait pas davantage pour imaginer un entretien avec la dernière Reine de France.
Majesté, aujourd’hui, les banlieues s’enflamment. Croyez-vous à un retour de la révolution ?
Versailles s’y est mis aussi ? Vous savez, vos histoires de banlieue ressemblent à une balade de santé par rapport à ce que j’ai vécu. J’aurais aimé qu’à mon époque, on se contentât de bruler des carrosses !
Votre vie a été un chemin de croix !
Vous pouvez le dire, de la plus horrible espèce. La frivolité de ma jeunesse a été payée au prix fort !
Mais aujourd’hui, miracle ! On vient de fêter le 250éme anniversaire de votre naissance, on écrit des tas de livres sur vous, des articles, (des interviews !), une américaine produit un film dont vous êtes l’héroïne, vous voilà à la mode !
Une américaine…j’ai très peur…..Dire que je trouvais curieux de nous lancer dans la guerre d’indépendance. Ils sont toujours aussi... mal dégrossis ?
Plus que jamais ! Mais parlons de vous. Il est surprenant de constater que vous avez été largement victime des rumeurs en tous genres, de libelles remplis de propos orduriers imaginables aujourd’hui. Finalement, vous avez été la première princesse, pourchassée par la presse, quelle modernité !
Je m’en serais bien passé ! On a tout dit sur moi, y compris que j’avais couché avec mon fils ! C’était une vraie chasse à courre, on m'a livré aux chiens ! Mais vous savez, même si je n’ai jamais eu la tête politique, je puis vous dire (et vous ne l'ignorez pas) que les peuples ont toujours besoin de boucs émissaires. Nous sommes, Louis et moi, tombés au plus mauvais moment : une situation économique terrible, un royaume très endetté, il fallait tout réformer et nous n’étions pas armés pour cela. Au surplus, très mal entourés et noyés par les égoïsmes et les corporatismes de toutes sortes.
Voilà bien une chose qui n’a pas changé ! Réformer dites-vous, mais vous étiez contre-révolutionnaire !
Naturellement, c’est mon métier qui voulait ça ! Il fallait bien que je sois plus royaliste que le Roi, faible et quasiment dépressif avant la Révolution ! Je voulais transmettre une couronne intacte à mon fils, sans faire couler le sang dont nos successeurs, eux, n’ont pas été avares, tout en bénéficiant d’une bonne presse ! Mais réformer oui, il le fallait. Depuis ma mort, j’ai beaucoup lu et Karl Marx m’a même donné quelques cours particuliers. Ce brave homme (très macho soit dit en passant) est tombé amoureux de moi, si vous voulez savoir !
Majesté, puisque vous abordez le thème de l’amour, plane le doute sur vos liens avec Axel de Fersen…
Un gentilhomme ne poserait pas une telle question !
Je ne suis qu’un roturier !
Continuez alors !
Quels furent vos liens avec cet aristocrate suédois ?
Ils furent étroits et la présence d’Axel m’a aidé, surtout à la fin de ma vie quand nous étions confinés dans les horribles Tuileries, elles ont brulé depuis, je ne les regrette pas ! C’était un ami de cœur, un proche que j'ai beaucoup aimé. Je n’ai jamais été douée pour le sexe, si vous voulez une confidence croustillante pour vos lecteurs. De plus, je n’aurais jamais trompé le Roi. D’ailleurs vous devez savoir que la Reine de France vivait sa vie au grand jour, en public, en constante représentation. Il n’était impossible d’être seule, ne fusse que cinq minutes….Ce métier est une véritable horreur. Maintenant permettez-moi de vous posez une question !
Je vous en prie !
Pensez-vous que j’ai été une femme peu intelligente comme on l’a souvent dit ?
Non Madame. Peu douée pour la politique, sauf votre respect, mais certainement pas sotte. D'une certaine façon, par votre force de caractére et votre indépendance, vous symbolisez les femmes des siécles à venir. Vous aviez du caractére et vos réponses, au cours de votre procès, indigne soit dit en passant, sont là pour démontrer votre subtilité. Mais une autre question me brule les lèvres : pourquoi avoir trahi votre pays en faisant parvenir des informations à Vienne alors que nous étions en guerre ?
Je n’ai pas trahi mon pays. En tous cas, mon pays dirigé par des révolutionnaires passant leur temps à se supprimer les uns les autres et assassinant leurs concitoyens ne pouvait pas être mon pays. Je n’ai jamais pensé qu’à la France et vous devez me croire. Ces lettres dont vous parlez, le Roi n’a jamais été au courant. Le brave homme qui, contrairement à moi, avait une âme de martyr, me l'aurait interdit. Mais je ne l’écoutais pas toujours, nous étions si différents !
Donc vous n’étiez responsable de rien ?
Oh si, j’ai bien conscience que nous avons été inaptes et souvent ineptes. Je n’ai pas su voir venir ces temps qui aspiraient au changement. Pour réussir, il aurait fallu « surfer » comme vous le dites maintenant, sur l’élan révolutionnaire. Mais Louis était si honnête qu’il ne pouvait réussir une tâche aussi ardue !
Qu’est ce qui vous amuse avec le recul ? Qu’après mille ans d’un même régime, notre pays ait connu 15 constitutions, que votre République soit si régalienne et que les Français achètent en masse des journaux où il n’est question que de têtes couronnées. À y penser j'en perds la tête ! Et dire que si je vivais aujourd’hui, je serais une star !
Philippe Escalier
À lire : Marie-Antoinette. Correspondance (1770-1793), établie et présentée par Evelyne Lever, aux éditions Tallandier - 912 pages - 35 €
2 septembre Lady Di
Après Coluche, Mozart, Rainier, l’envie de faire parler les morts est venue frapper à nouveau. Quoi de plus tentant que te faire réentendre la voix de la Princesse du peuple, (voilà bien le contraire d’un pléonasme !) en lui faisant prononcer nos propres mots …Espérons que l’humour restera un peu britannique !
L’ampleur de l’émotion suscitée par votre mort a dû vous étonner ? C’est surtout l’accident qui m’a surprise ! Le chauffeur devait se croire « in England » pour rouler autant à gauche… ! émotion impressionnante mais rassurante. Le seul qui m’ait battue, à ce jour, c’est Jean-Paul II, ce qui, depuis, a provoqué une petite guéguerre entre nous à la cantine… !
Auriez-vous des révélations à faire sur le drame ? On dit parfois que vous avez été assassinée ? Je sais, cela fait plus romantique ! Soyez logique une seconde : la Couronne ayant horreur des divorces, si j’avais dû être tuée, cela aurait été juste avant mon divorce. Et puis, on ne fait pas tuer les gens comme ça ! Oh, mais j’ai tout de même une confidence à vous faire : un jour, une voyante m’a prédit que je finirais ma vie sous les ponts…ce qui, à l’époque, m’avait fait mourir de rire ! Comme quoi, il vaut mieux écouter les cartomanciennes que ces « bloody journalists » !
Suivant vos traces, William est en train de devenir la coqueluche des Anglais ! Oui, je sais qu’il plait beaucoup aux filles, j’ai même entendu dire que les garçons en sont fous… Well, c’est normal, la séduction ne connaît pas de frontières !
Y-a-t-il des choses là-haut que vous regrettez ? À part mes fils, aucune ! Si ! J’aurais juste aimé pouvoir assister au mariage d’Elton et de David. Sinon, je maintiens que l’enfer est nulle part ailleurs que sur terre. Vous savez, les gens pensent qu’une princesse a tout pour être heureuse. Wrong ! En fait, on vit une vie de martyrs pour que vous puissiez rêver en lisant vos magazines chez le coiffeur ! Je ne souhaite à personne de subir l’horreur du protocole…ce n’est pas humain ! On choisit tout pour vous, même vos vêtements !
Vous ne le souhaitez même pas à Camilla ? Non, j’ai jeté la rancune à la Seine ! Je la plains…Par contre, elle, je pense qu’elle doit vraiment s’habiller toute seule… !
Concernant la Reine ? The Queen ? Elle est à la politique ce que Lance Armstrong est au sport : une très grande professionnelle ! La seule différence : elle ne s’est jamais dopée… quoi que, parfois je me demande !
Personnellement, je pense que vous avez été victime de votre quête du prince charmant ? Ah, parce que de votre côté, vous cherchez un prince affligeant ? J’ai été victime des hommes ! Entre Camilla Parker-Bowles et moi, qui hésiterait ? C’est pourtant elle qu’il a choisi ! So, si je revenais sur terre, je me transformerais en Cruella, je porterais du cuir et une cravache. La plupart des hommes ne cherchent que la difficulté ! Je me dis parfois que j’aurais dû être joueuse de tennis ou actrice de cinéma… lesbienne de préférence !
Sir Philip Escalier
23 mai Rainier III de MonacoAprès la fausse interview de Coluche, l’envie de récidiver est apparue. Quelques questions à Rainier de Monaco, et les réponses qui vont avec, le tout avec un esprit "prince sans rire" évidemment !
Monseigneur... Décidemment, même ici, on n’est jamais tranquille….j’aimerais que vous vous adressiez à Albert maintenant ! C’est à vous que je souhaitais parler ! Si vous permettez, comment s’est passée votre arrivée ? En douceur ! Le Ciel m'a rendu Grâce….qui trouvait que je tardais vraiment à venir la rejoindre. Mais on ne choisit pas le moment de son départ. Vous ne devez pas être trop dépaysé puisque vous venez...d’un paradis fiscal ! Vous devez être un élève de Philippe Geluck, je suppose ? Eh bien, quand on est un petit pays, il faut bien attirer les investisseurs ! Et puis chacun sa spécialité, vous en France ce sont les impôts ! Vous avez agrandi le rocher en gagnant sur la mer ! Un raz de marée et c’est l’Atlantide ? Les seuls ouragans que connait la Principauté sont en chansons, vous le savez bien ! Restons en famille ! Avant de partir, avez-vous trouvé une solution pour votre beau-fils Ernst-August ? En effet, Caroline a fait transformer tous les réfrigérateurs et surtout les bars du Palais en coffres-forts ! Impossible de boire un coup sans la combinaison ! Juste entre nous, étiez-vous au courant au sujet du fils caché d’Albert ? Vous connaissez l’adage : «Pour vivre heureux, vivons cachés !» Alors, ne comptez pas sur moi pour en dire plus. En tous cas, je le préfère avec une hôtesse de l'air plutôt qu'avec un steward ! Et puis, vous savez, avec la presse, on n'est jamais trop prudent ! D’ailleurs, ici nous n’avons ni paparazzi, ni journaux : c’est le paradis ! Quel va être votre emploi du temps là-haut. On prétend que l’éternité c’est long….surtout vers la fin ! La Princesse et moi allons continuer à organiser des galas de bienfaisance. Le premier sera donné au profit des AAA, Anges Alcooliques Anonymes. Par contre, je vais être privé de cirque. Comme on me l’a dit, le cirque ce n’est pas ici, c’est sur terre ! Et pour le Grand Prix de Monaco, avez-vous pu le suivre ? Maintenant que j’ai retrouvé Grâce, vous ne croyez tout de même pas que je vais lui imposer de regarder des courses... de voitures ! Il y a une course que vous avez perdue, celle avec votre ami Jean-Paul II ? Voilà une formule douteuse qui devrait vous mettre hors circuit ! Sachez, jeune homme, que vous n'avez pas le monopole de l’humour. Lorsque je l’ai croisé, je lui ai fait remarquer que sa dernière bénédiction n'avait porté chance, ni à l'un ni à l'autre. Il était mort de rire ! Philippe Escalier 13 mars ColucheQuand on réalise de vraies interviews, on se plait à imaginer ce qu’aurait pu donner une rencontre avec un grand disparu. Et voilà comment est née l’idée de la "vraie fausse" interview avec...Coluche !
P.E : Franchement, après la vie que vous avez menée ici, vous ne vous ennuyez pas trop là-haut ? Coluche : Écoute, on va se tutoyer, ce sera mieux. On continue à bien se marrer avec Le Luron et Desproges et tu vois, je te les changerais pas pour Roumanov et encore moins pour Dieudonné. Rassure-toi, j’suis toujours insupportable mais, bon, là où je suis, ils sont bien obligés de me garder ! À propos de Thierry, votre exemple a été suivi : le premier mariage gay a été célébré, en vrai cette fois ! Ouais, je sais ! Franchement, c’est bien pour les pédés, mais si tu veux mon avis, c’est encore mieux pour emmerder les enfoirés coincés du cul ! Côté enfoirés, tu sais que tous les ans l’opération se renouvelle. Maintenant tu es devenu une icône ! ça t’étonne ? Tu remarqueras que souvent, faut être mort pour que les gens te trouvent bien ! Du coup, t’as plus de défauts, t’es nickel, finalement y-a avantage à casser sa pipe ! En fait, ça me plait moyen qu’on fasse de moi un mec tout propre et tout gentil. Toujours ce côté sulfureux. Je parie que la politique te manque ? C’est pas la politique qui me manque mais la vie ! Même si en ce moment, vous dégustez, hein, c’est pas drôle tous les jours ! Si j’étais là, je pourrais me régaler un peu, je trouve que ça manque de mecs ou de nanas qui ruent dans les brancards ! Tu aurais aimé pouvoir te représenter aux présidentielles ? Quand je vois qu’un clown peut faire 82% des voix, oui, ça m’aurait sûrement donné d’autres idées ! Je trouve que quand tu fais un truc qui emmerde les gens, surtout, faut pas avoir peur de recommencer ! Bon, t’as pas une question marrante ? Si : tu fais de la moto là-haut ? Oui, parce qu’ici, les routiers sont pas bourrés ! Et si je te laissais le mot de la fin, tu aurais un message à faire passer ? Je vais pas dire « profitez-en », parce que ça fait un peu nunuche, même si c’est vrai. Par contre, ça fera peut-être pas plaisir mais je vais lancer un truc ! Oui, va-y ! Je voulais dire à Murielle Robin, "tu sais ma vieille, les gens, y en ont rien à pèter de ta vie privée. Lâche-toi un peu ! Donne des interviews aux journaux pédés, si ça leur fait plaisir, qu’est ce que tu risques aujourd’hui ?" Aller, ciao pantin ! |
|
|