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31 août Denyse WillemPar Vincent Dessouroux
Une imagination débordante et des personnages atypiques évoluant dans des univers hors du temps ont permis à Denyse Willem de s’imposer dans l’univers de l’art plastique.
Tout commence pour elle en 1943 dans le petit village de Blégny où elle voit le jour. Déjà toute jeune, elle s’adonne à de nombreuses activités récréatives telles que le dessin et le théâtre, avant de franchir, un peu plus tard, les portes de l’Académie royale des beaux-arts de Liège en 1958. Là, elle perfectionne le dessin, la gravure et la peinture décorative, faisant de la femme son thème de prédilection. De fait, l’artiste aime à s’approprier les rôles de la femme revendicatrice, de la femme fatale, en passant par la Méduse aux cheveux de serpents, usant de ses charmes paralysants, ou encore celui du Chaperon rouge, tenant fermement le loup par la main. Denyse Willem, qui aime à jouer avec les fables et les mythes, cache derrière le loup sa propre vision de l’homme, qu’elle dépeint aussi parfois avec des traits plus féminins, suscitant la curiosité et l’enthousiasme des personnes de son sexe. Sorte d’utopie de l’androgynie mais surtout de la véritable égalité des hommes et des femmes. à partir du milieu des années 70, l’art de Denyse Willem se transpose au théâtre. L’artiste aborde la mise en scène avec des tons acidulés où, une fois les rideaux rouges relevés, les personnages, costumés et évoluant dans des paysages aux passés lointains, esquissent leurs sourires ironiques afin de donner à la vie ses aspects comiques ou tragiques. William Shakespeare disait d’ailleurs : « Je tiens ce monde pour ce qu’il est : un théâtre où chacun doit jouer son rôle. » Toutes ces caractéristiques font de l’œuvre de Denyse Willem un ensemble riche et visuel offrant des filiations avec les peintures de l’Amérique latine, et plus particulièrement celle de Frida Kahlo ou encore de Paul Delvaux où des figures féminines, fortement érotisées, évoluent dans des paysages oniriques. Poétique, magique et enchanteur, autant d’adjectifs pouvant qualifier l’art de cette grande artiste qui s’inscrit à part entière dans le mouvement de la « néo-peinture », celui-là même qui consacre le retour aux mythes. Pour ceux et celles qui veulent en savoir plus sur l’univers étonnant de cette artiste, un seul lien : www.denysewillem.com. Il faut également signaler qu’elle sera visible à la prochaine foire internationale d’art de Toronto du 25 au 29 octobre 2007 et représentée par la galerie Mineta Contemporary de Bruxelles.
30 octobre Paris en liberté : Doisneau
La mairie de Paris expose plus de 280 photos de Robert Doisneau formant, sans aucun souci chronologique, un libre parcours à travers la capitale. Soixante ans séparent la première photo de la dernière, prise le 25 septembre 1993 par cet amoureux de la Ville lumière.
Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée au photographe depuis 1995, quand, un an après sa mort, le musée Carnavalet lui rendait hommage. « Ma photo, c’est le monde tel que je souhaite qu’il soit », avait coutume de dire Doisneau. De fait, cette exposition se veut comme une promenade dans son imaginaire parisien et apporte la démonstration que nul autre mieux que lui n’a su redonner l’illusion de l’instantané. Mêlant une grande majorité de clichés pris sur le vif avec quelques images recomposées, l’artiste, pour qui la photo était indispensable, aimait à brouiller les pistes avec un talent hors du commun.
Salle Saint-Jean 5, rue Lobau 75004 Paris Tlj sauf dimanches et fêtes de 10 h à 19 h Jusqu’au 17 février 2007 Entrée gratuite
Crédit Photo : Atelier Robert Doisneau 1 janvier Star Wars l’Expodu 18 octobre 2005 au 27 août 2006
Les passionnés, et ils sont nombreux, vont être au paradis, la tête au milieu des étoiles. Pas moins de 150 objets originaux, une centaine de dessins, maquettes, éléments de décor et costumes ayant réellement servi à la réalisation des films, le parcours restituant l’ambiance de la double trilogie ne manque pas de surprises. Ses personnages, costumes, maquettes dont un exemplaire du Chasseur N-1 Naboo de 10 mètres de long et du Podracer d’Anakin s'étalent sur 1 500 m2 : pas question donc de guerre de l’espace, ici le spectateur respire et bien mieux que Dark Vador !
Afin de valoriser l’apport novateur de Star Wars dans le domaine des effets spéciaux, l’exposition explique les procédés techniques utilisés pour la création d’un décor, le tournage d’une scène de combat ou encore la conception d’une créature. On mesure ainsi le travail de titan accompli (les documentaires sur ce thème sont extrêmement précis et édifiants). C’est d’ailleurs au terme du premier film en 1976 que George Lucas créa sa propre société, Industrial Light & Magic. Si l’apport de Star Wars dans ce domaine fut sans précédent, on apprend, non sans surprise, qu’en la matière, de veilles recettes déjà connues du temps de la naissance du cinéma furent utilisées pour produire les effets que personne n’a oublié.
Pour ne pas rester dans le seul monde de l’imaginaire, les «questions de science» apportent des éclairages sur la physique, la robotique et la biologie des créatures de chaque planète. Comportant de très nombreux extraits sonores, l’exposition pêche néanmoins par son côté un peu brouillon et un manque d’informations écrites. Mais l’on oublie volontiers ces petits défauts tant l’univers de Star Wars a su être mis en valeur, avec notamment des animations particulières organisées en marge de l’expo. C’est dire qu’il ne serait pas inutile de préparer sa visite à la Cité des Sciences et de réserver son entrée, l’affluence dépassant par moments les capacités d’accueils. Padmé, Yoda, Chewbacca, R2D2 et C3PO, Jar Jar Binks, l’Empereur Palpatine et la Princesse Leïla n’ont pas fini de nous faire rêver !
Cité des Sciences et de l’Industrie : 30, avenue Corentin-Cariou 75019 Paris M° Porte de la Villette - Exposition en 3 langues : français, anglais, espagnol accessible aux personnes handicapées – Jusqu’au 27 août 2006 du mardi au samedi de 10h à 18h, dimanche jusqu’à 19h. Fermeture le lundi - Information du public : www.cite-sciences.fr - 01 40 05 80 00 31 mai Bruno PerroudDepuis 1989, sans jamais oublier le monde du spectacle, Bruno Perroud se consacre à la peinture. Ses expositions ont montré des dispositions peu communes pour cet art, devenu rapidement une passion. Dans son travail, exprimant délicatesse et douceur, il est impossible de ne pas le reconnaître. De ses tableaux se dégagent une impression et une ambiance toutes particulières que Suzanne Flon a ainsi résumées : « Je suis très sensible à ses couleurs et à ses personnages. Ils ont un mystère, ils posent des questions. J’aime aussi ses paysages délicats, poétiques et subtils. » Sa nouvelle exposition - du 26 mai au 5 juin - comporte quarante de ses huiles et pastels. Au milieu de paysages divers, une quinzaine de toiles sont consacrées aux nus masculins dont on pourra découvrir la beauté, la force et la sensualité. Au passage, vous pourrez aussi faire connaissance avec l’artiste, présent sur les lieux.
Philippe Escalier
La Compagnie des Arts : 10 rue Marie-Stuart Paris 75002 Paris - M°Etienne Marcel - du 26 mai au 5 juin, du mardi au jeudi 17h/21h & samedi dimanche 14h/20h - 06 89 37 37 21 22 mars Pharaon Khéops, Akhénaton, Toutânkhamon, Ramsès, peu de monarques auront autant marqué l’histoire et l’imaginaire que Pharaon. Dotés de tous les pouvoirs, de titres innombrables, ayant régné durant près de 4 000 ans, depuis la fin de la Préhistoire jusqu’à Jules César, les Souverains de Haute et Basse Égypte étaient l’intermédiaire entre les Dieux et les hommes. Il furent à l’origine de la stabilité et de la longévité du plus vieil État de l’Antiquité. L’Institut du Monde Arabe a réuni une série de pièces rarissimes en provenance du Musée du Caire, allant du petit objet précieux à la statue colossale. Parmi les bijoux uniques appartenant au trésor de Tanis (découvert dans la partie orientale du delta du Nil), on découvre le masque funéraire recouvrant la momie de Psousennès Ier en or pur, considéré à l’époque comme symbole d’éternité. On apprendra au passage que les Égyptiens procédaient à l’embaumement de leurs Rois parce qu’ils croyaient que l’âme continuait à vivre si le corps était conservé. Accompagnée de nombreux textes, cette exposition très didactique revêt un caractère exceptionnel. On en veut pour preuve son succès considérable (500 000 visiteurs) justifiant sa prolongation jusqu’au 12 juin 2005. Philippe Escalier Institut du Monde Arabe : 1 rue des Fossés-Saint-Bernard 75005 Paris M° Cardinal Lemoine - du mardi au vendredi 9h30/18h30 - WE & jours fériés 9h30/19h - nocturne jeudi jusqu’à 21h30 - 01 40 51 38 38 – www.imarabe.org |
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