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28 juin Danse Sing
Philippe Escalier Trianon : 80, boulevard de Rochechouart 75018 Paris M° Anvers – à 14 h 30 et 20 h 30 du mardi au samedi et dimanche à 16 h – 01 44 92 78 03 Les étés de la danse de Paris
Ce nouveau festival, implanté dans la prestigieuse cour de l’hôtel des Archives, a connu un énorme succès populaire lors de sa création l’an dernier. Sa deuxième édition met l’Alvin Ailey American Dance Theater à l’honneur. En vingt jours, le public parisien va découvrir le travail d’une des plus célèbres compagnies des États-Unis.
Alvin Ailey fonde sa troupe en 1958 autour de jeunes danseurs, noirs pour la plupart. Son but est de développer la danse moderne américaine en l’enrichissant de diverses techniques (jazz aussi bien que classique), en s’inspirant du monde contemporain et de la condition des Noirs. Des danseurs d’exception (Judith Jamison, Duddley Williams, Clive Thompson et Donna Wood) contribuent à donner une réputation mondiale à cette compagnie dirigée par Judith Jamison depuis la mort de son fondateur en 1989.
Débutant par une soirée caritative au profit de Care, fondation œuvrant depuis soixante ans en faveur des victimes de la pauvreté, le festival permettra de découvrir toutes les facettes de l’œuvre d’Alvin Ailey au travers de plusieurs séries de représentations à thèmes : « Autour du jazz », « Créations françaises », « Hommage à Alvin Ailey », ou encore « Pas de quartier », trois soirées autour du hip-hop.
Le public sera (royalement) installé sur des gradins au sein des jardins de l’hôtel de Rohan-Soubise. Pour éviter les désagréments de la pluie, un toit de cristal a été, cette année, spécialement aménagé.
Philippe Escalier
Centre historique des Archives nationales : 60, rue des Francs-Bourgeois 75003 Paris M° Rambuteau – du 3 au 23 juillet à 21 h 30 – 01 42 68 22 14 – bar avec restauration rapide à partir de 19 h – www.lesetesdeladanse.com 26 novembre Swan Lake
Le chorégraphe Matthew Bourne présente à Paris sa version sexy et gay du Lac des Cygnes. Dérision et originalité ne peuvent pourtant exclure une pointe de déception !
« L’idée d’un cygne masculin est tout à fait logique pour moi : la force, la beauté, l’envergure des ailes de ces oiseaux me rappelle la musculature d’un danseur beaucoup plus que d’une ballerine.» Avec ces mots, le chorégraphe dit bien sa volonté de révolutionner le ballet de Tchaïkovski en mettant en avant la beauté du corps masculin, même si les danseuses ne sont pas absentes, ce que prouve Agnès Vandrepote au potentiel comique évident.
L’intrigue a été transposée au sein d’une famille royale librement inspirée des Windsor. On y découvre le fossé séparant la vie publique de la vie privée et le mal de vivre qui en résulte. L’analyse psychologique s’arrête là et passe le relai à la parodie et aux gags dans une imitation caricaturale réussie de l’ambiance des films des années 50. Avec un excès de couleurs, des costumes d’une grande beauté, l’univers du Prince est décrit avec une extravagance jubilatoire. Face à cet univers, la présence du corps de ballet (uniquement composé de garçons) impose homogénéité et sobriété.
Si l’ensemble laissera certains sur leur faim, la chorégraphie manquant parfois d’inspiration, le spectacle est suffisamment original pour que l’on puisse passer un bon moment. On regrettera par contre fortement que le cygne interprété par Alan Vincent soit bien trop proche de l’âge de la retraite (elle vient tôt chez les danseurs). Heureusement, face à lui, Simon Wakefield est éblouissant. Sa carrure athlétique ne l’empêche ni de fort bien danser, ni d'être riche en expressions. Entouré d’une équipe de jeunes danseurs plein de tonus et de talent, il apporte au spectacle la grâce qu’on en attendait.
Cygne et Philippe Escalier
Théâtre Mogador : 25 rue Mogador 75009 Paris M° Trinité – du 16 novembre au 8 janvier 2006 à 20h et dimanche à 14h30 – 0 825 000 821 23 novembre Mayumana
Ils reviennent !
Après leur passage à Paris en début d’année, les dix danseurs de Mayumana sont de retour pour quelques représentations à la Cigale. L’un des plus beaux moments de danses rythmiques jamais vus.
Ce spectacle de percussions, de rythme, d’humour et de danse est incroyablement inventif et dynamique. Née en Israël, la troupe a su tirer profit de la richesse des éléments de nationalités diverses qui la composent. On retrouve ainsi une grande variété de danses (orientales, capoeira ou flamenco) à côté de numéros d’une inventivité géniale, soudés par l’humour.
Les premières minutes sont relativement sobres, mais l’explosion ne tarde pas. Alignés devant nous, ils frappent sur des seaux avec des baguettes, puis avec les pieds. En rythme, on tape sur tout avec tout ! Le colossal travail de percussion n’empêche ni la beauté des thèmes musicaux, ni celle des mouvements, les yeux sont à la fête autant que les oreilles. Parmi les nombreux numéros, l’apparition des conteneurs est un grand moment lumineux et sonore: vous ne regarderez plus jamais votre poubelle de la même façon ! Chaque fois, les prouesses techniques et physiques sont étonnantes, l’énergie dégagée contagieuse, on peut sentir la salle vibrer à l’unisson. D’ailleurs, il est bien difficile de rester sur son siège sans bouger. De grands sourires illuminent les visages à la sortie qui s’attardent autour du bar pour y savourer les bis que les danseurs viennent y donner. Rarement le bonheur des spectateurs aura été plus facilement perceptible.
Philippe Escalier
La Cigale : 120, boulevard Rochechouart 75018 Paris 80 bd de Rochechouart (18é) M° Pigalle – jusqu’au 11 décembre, du mardi au samedi à 20h15, matinée dimanche 15h – 0 892 68 36 22 5 juillet Les étés de la danse de ParisPar sa durée et la qualité de sa programmation, ce nouveau festival entend faire de Paris la capitale mondiale de la chorégraphie.
Durant la période estivale, la capitale a tendance à se muer en Belle au bois dormant. Pour la réveiller, quelques bonnes fées se sont réunies pour donner naissance à un événement culturel majeur consacré à la danse. Chaque année, un programme exceptionnel sera offert aux touristes et aux parisiens, bâti autour d’une compagnie ou d’un chorégraphe. Le « San Francisco Ballet » a été choisi pour ouvrir le bal avec trois programmes successifs. Pour commencer cinq soirées mixtes comprenant deux œuvres de George Balanchine et Helgi Tomasson. Viennent ensuite quatre soirées de créations contemporaines dédiées à Paul Taylor, Lar Lubovitch et Christopher Wheeldon. On finit sur quatre représentations de « Don Quichotte » dans la chorégraphie d’Alexandre Gorsky et Marius Petipa.
Présidée par Bernadette Chirac, parrainée par Bertrand Delanoë, en collaboration avec notamment le Parlement, le Conseil Régional, l’Institut de France et le Ministère de la Culture - excusez du peu !-, cette manifestation s’étale entre le 5 et le 23 juillet. Elle s’est installée en plein cœur du Marais, au sein des Hôtels de Rohan-Soubise où sont abritées depuis 1808 les Archives Nationales de France dont les jardins ont été spécialement aménagés pour l’occasion.
Philippe Escalier
Centre Historique des Archives Nationales : 60, rue des Francs-Bourgeois (3e) M° Rambuteau – du 5 au 23 juillet à 21h30 - www.lesetesdeladanse.com 23 janvier MayumanaMAYUMANA Ils sont dix danseurs et ils mettent littéralement le feu au Trianon. Arrivée à Paris le 19 janvier, ils offrent l’un des plus beaux spectacles de danses rythmiques jamais vus. Je laisse l’article en l’état….sachez juste que, suite à une baisse de fréquentation due aux vacances scolaires, la troupe a pris la décision d’arrêter les représentations. Cela a surpris tout le monde (au point que France 3 a passé un reportage de 6 mn alors qu’ils n’étaient déjà plus à l’affiche!!!)….Comme quoi on peut avoir beaucoup de talent et ne pas savoir très bien gérer sa vie artistique…Ils doivent revenir en novembre….Le spectacle est tellement beau qu'on oubliera ce départ précipité pour les retrouver avec joie ! Ce spectacle de percussions, de rythme, d’humour et de danse est incroyablement inventif et dynamique. Née en Israël, la troupe a su tiré profit de la richesse des éléments de nationalités diverses qui la composent. On retrouve ainsi une grande variété de danses (orientales, capoeira ou flamenco) à côté de numéros d’une inventivité géniale, soudés par l’humour.
Les premières minutes sont relativement sobres, mais l’explosion ne tarde pas. Alignés devant nous, ils frappent sur des seaux avec des baguettes, puis avec les pieds. En rythme, on tape sur tout avec tout ! Le colossal travail de percussion n’empêche ni la beauté des thèmes musicaux, ni celle des mouvements, les yeux sont à la fête autant que les oreilles.
Parmi les nombreux numéros, l’apparition des conteneurs est un grand moment lumineux et sonore: vous ne regarderez plus jamais votre poubelle de la même façon ! Chaque fois, les prouesses techniques et physiques sont étonnantes, l’énergie dégagée contagieuse, on peut sentir la salle vibrer à l’unisson. D’ailleurs, il est bien difficile de rester sur son siège sans bouger. De grands sourires illuminent les visages à la sortie qui s’attardent autour du bar pour y savourer les bis que les danseurs viennent y donner. Rarement le bonheur des spectateurs aura été plus facilement perceptible. Philippe Escalier Le Trianon : 80 bd de Rochechouart 75018 M° Anvers – mardi au samedi à 20h15, matinées : samedi & dimanche 15h – attention : placement libre – 01 53 41 02 40
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